Sommaire
Hommages aux petits gars de la mine...
A la rencontre des marines étrangères,
Sport à bord,
Quatorze Costarmoricains dans le Golfe,
Le glaive des temps moderne (article du Télégramme),
L'éléctronicien d'armes (article du télégramme),
Couverture Cols Bleus,
Mr Martin,
Echange Franco Britanique ,
Logistique CTF 150,
Article du " Barhein tribune" du 20 sep 04,
Journée de lutte contre la mucoviscidose, "les virades de l'éspoir".


Hommage aux  petits gars de la mine.............

Alain Bachelet interprétait, il y a quelques années, une chansons aux paroles suivantes : « Au Nord, c’étaient les corons…les hommes les mineurs de fond ». Sur le De Grasse, bâtiment robuste mais de conception ancienne, les mécaniciens des chaufferies à vapeur sont les dignes héritiers de ces forçats des terrils. En effet, avec une eau de mer dépassant allègrement les 30°, et une température de l’air supérieure à 40° depuis l’entrée en mer Rouge, les conditions de quart dans les compartiments machines sont particulièrement éprouvantes. Température et hygrométrie combinées rendent difficilement supportables les tâches les plus élémentaires des équipes assurant une permanence dans les chaufferies. La température culmine parfois à 60° dans les compartiments propulsion, les « zones froides », ou considérées comme telles, avoisinent les 40°. Malgré ces conditions de quart, les mécaniciens des chaufferies font preuve d’un allant et d’une ardeur constants, ce qui force l’admiration de tout l’équipage. Ils ne se plaignent jamais et galvanisent les plus faibles, fiers d’assurer la disponibilité d’un bâtiment en mission opérationnelle. Il faut les voir remonter des machines, dégoulinant de sueur, les traits tirés après un quart de quatre heures au cours duquel ils auront ingurgité cinq à six litres d’eau minérale pour lutter contre la déshydratation. Décidément, ces jeunes (et moins jeunes !) vaporistes suscitent le respect par leur abnégation et leur sens du devoir : malgré la dangerosité avérée de leur métier (la vapeur alimentant les turbines circule à 45 bars et 450°), des tâches parfois ingrates et un environnement de travail hostile, ils ne faillissent pas à leur mission .


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A la rencontre des marines étrangères.

11h00 D : Molina, l’hélicoptère Lynx de la 34F détaché à bord du De Grasse décolle direction le HMS Cumberland pour un échange de personnel. Les deux bâtiments sont proches, la journée est consacrée à une série d’exercices mutuels. Le pont est toujours rouge, nous en profitons pour orbiter autour de la frégate anglo-saxonne type 22 batch III : silhouette trapue, coque élevée où s’entassent, sur les œuvres mortes constituées d’un bloc continu, les nombreux systèmes d’armes.  Le vert est donné, nous nous retrouvons rapidement à l’intérieur où nous sommes pris en charge par un enseigne sud-africain en poste d’échange comme le sont également un officier américain et un australien. L’accueil est chaleureux et le courant passe tout de suite, l’anglais n’est plus une difficulté mais bien un moyen d’échanger nos pensées, nos méthodes de travail et accessoirement nos remarques sur la coupe d’Europe 2004. Après un repas à l’anglaise, nous nous sommes promenés dans le bateau où nous découvrons une organisation sensiblement différente : la culture anglo-saxonne y est bien présente. Au central opérations, les consoles sont alignées de façon cartésienne, l’ambiance y est tamisée. La passerelle rendrait presque jaloux tout chef du quart : cartes électroniques, chat et vidéo en temps réel avec l’équipe de visite, sanctuarisation … Presque jaloux car la carte papier reste le moyen de référence et le radar vision de nuit n’est pas des plus récents. Parallèlement nous croisons au détour d’une coursive des marins en civil – de repos pour la journée – ou d’autres sur les extérieurs en pleine action de bronzage. Nous avons même le droit à un superbe morceau de cornemuse marquant la fin des exercices avec le De Grasse. Déjà il est temps de se quitter et nous sommes conduits à l’arrière où cette fois-ci ce sera le lynx britannique qui nous ramènera. Le retour est un peu plus long, les bateaux ont déjà repris leur patrouille. Tant mieux, le vol en est d’autant plus savoureux et nous laisse le temps de contempler le De Grasse de haut, chose finalement peu courante pour nous autres surfaciers. Posés, nous croisons nos homologues britanniques tout aussi ravis que nous de cette journée.  

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Sport à bord.

L’effort physique, pour le bien être corporel et moral qu’il apporte, est très important durant une mission de cinq mois. Aussi vers 17 heures, voit-on poindre, dès la diffusion « Sport autorisé sur les extérieurs, plage avant, plate-forme hélicoptère », une bonne cinquantaine de sportifs, tapis en mousse et bouteilles d’eau à la main. Le bâtiment n’étant pas pourvu de salle de musculation, les séances se déroulent sur les extérieurs, ce qui permet aussi à certains de profiter des conditions climatiques qui nous accompagnent depuis le début du déploiement pour pratiquer le bronzage en regardant les autres se fatiguer. Les marathoniens courent ainsi autour du bâtiment sur un parcours rôdé : plage avant, pont milieu et plate forme-hélicoptère mesurant deux bonnes centaines de mètres…Tandis que les autres soulèvent de la fonte en musique pont milieu pendant que cyclistes et rameurs font la causette sur le matériel du bord. Les plus courageux subissent les séances rythmées d’aérobic du moniteur de sport sur la plate-forme hélicoptère. Ces séances de deux heures sont maintenant un rite et un lieu de rendez-vous : « On se retrouve en sport ? Tu cours ce soir ? » entend-on ici ou là, et lorsqu’elles n’ont pas lieu pour raisons opérationnelles, le PZ avant équipé d’un vélo et de bancs de musculation, sert de défouloir le soir. Enfin à 19 heures, à la diffusion de clôture de la séance de sport, c’est détendus et heureux que nos marins rentrent avec du soleil, et souvent des dauphins pleins les yeux…  


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Quatorze Costarmoricains dans le golfe.

Quatorze costarmoricains sont actuellement sur la Frégate De Grasse déployée jusqu'à la fin septembre en océan Indien et dans le Golfe arabo persique.
Le batiment est intégré à la Task Force 150 ( force maritime d'une dizaine de frégates de huit nations) affectée à la surveillance et au contrôle de la navigation commerciale ainsi qu'à la lutte contre le terrorisme international.
Les Costarmoricains du bord sont:
Jean-Claude LAMART ( Saint Cast) ; Xavier LE BASTARD
( Ploguiel) ; Nadège LE COLLINET (Plenée-Jugon) ;
Sébastien OLLIVIER ( Saint Brieuc) ; Eric HILBERT ( Louannec)
Jean GUENVER ( Tréguier) ; Loic LALLAIN ( Plélo) ;
Hervé LE CHEVERT ( L'Armor-Pleubian) ;
Denis TANGUY ( L'Armor-Pleubian) ; Erwan HERRY ( Plouha) Arnaud Le Breton (Plouha) ; David REDOUTE ( Dinan) ; Bernard GUILLOU (Pouldouran) ; Jean-Michel LE MADEC(Ploufragan).



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                                      MARATHON DE L'ESPOIR

Rigueur, discipline, abnégation, don de soi et générosité, voilà ce qui caractérise un équipage de la Royale. A l'occasion d'un événement tel que les "virades de l'espoir", l'équipage du De grasse s'est mobilisé ce dimanche lors d'un marathon organisé au profit de l'association de lutte contre la Mucoviscidose.
En rentrant de cinq mois de mission en océan Indien, le De Grasse s'est de nouveau distingué sur le chemin du retour entre Suez et Gibraltar, et à l'occasion d'un dimanche à la mer ( journée de repos par excellence) les marins du De Grasse se sont levés aux aurores pour participer à un marathon de l'éspoir en relais et par compagnie. Quelle riche idée, 42,195 Kms, et à la mer en plus !!
Pas simple pour tout le monde, et pourtant, chacun y va de ces cinq, dix, vingt, ou trente tours pour participer à la fête.
Notre sorcier ( l'infirmier), le PM Morin, fera à lui seul les 170 tours du marathon en un temps impressionant de 3 heures et 33 minutes.
Animation assurée tout au long de l'épreuve par le groupe de musique du bord. Encouragements, musique, et ambiance bon enfant, quelle belle matinée pour une si noble cause.
Malgré la difficulté du challenge et la monotonie du parcours
( 250 m sur les extérieurs du bâtiment) chacun a su se dépasser et apporter une touche très personnelle avec de superbes déguisements.
Résultat de cet élan de générosité spontané, plus de 140 participants, plus de 467,5 Kms parcourus et une moisson estimée à 2200 euros.
Enthousiasme, convivialité et satisfacton d'avoir oeuvré pour une cause noble, ce challenge restera pour nous tous, un des grands moments de la mission. Au dela du montant de notre modeste contribution, c'est une véritable satisfaction pour chacun d'entre nous d'avoir participé un tant soi peu à ce défi pour la lutte contre la Mucoviscidose. Cela nous a remis du baume au coeur avant de retrouver nos familles après une longue absence.

L'organisateur de cet événement,
le PM Mahier
Le circuit plateforme hélicoptère

 

 

 

 

 

 

 

L'orchestre du bord
Le PM Morin

 

 

 

 

 

 

 

 

Les coureurs

 


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